mardi 17 octobre 2017

Les Blancs, les Noirs, et les Chinois

(article initialement publie le 24 Mars 2011)

Y a un truc qui m'enerve prodigieusement. Parfois j'entends ou je lis dans les medias "les Blancs, les Noirs, les Chinois". Bon sang mais euh... CHINOIS C'EST UNE NATIONALITE!!! On peut tres bien etre Norvegien et Noir, Chinois et Blanc, ou Espagnol et Jaune...
La couleur de peau, on nait avec et on n'en change pas (sauf Mickael Jackson). La nationalite, c'est une categorisation d'ordre juridique qu'on peut modifier dans son existence (par le biais de la naturalisation), sans parler des enfants bi-nationaux.
Ok, dans chaque pays, il y a une ethnie dominante, parfois dans un pourcentage tres fort. Il n'empeche que la "race" n'est pas la nationalite...

Et quand je pense a tous les Asiatiques qui se font traiter de Chinois alors qu'ils ne le sont pas (mais Cambodgiens, Vietnamiens, Coreens, Japonais, etc), ca doit parfois les saouler...

Ce Monsieur est Coreen 

celui-la Suedois 

et celui-la Francais 


Minorites certes, mais qui illustrent parfaitement mon propos.

vendredi 13 octobre 2017

C'est pas de gaiete de coeur mais... (Facebook)

Je deteste, je hais, j'execre Facebook, Twitter, et tout ce qui ressemble de pres ou de loin a des reseaux sociaux.
Moi vivant, on ne me verra jamais dessus... je parle en tant que particulier. Sur le fond deja ca ne m'interesse pas, mais sur la forme c'est pire. J'ai jamais vu une interface aussi pourrie, utiliser Facebook est un calvaire. Mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est parce que je ne suis pas a l'aise avec la technologie! J'ai quelques connaissances en html, je sais m'occuper d'un blog (la preuve :) ), j'ai meme deja cree des sites web de A a Z (bon, c'etait au debut des annees 2000...)
Mais alors l'interface de Facebook, je pense que je ne reussirai jamais a m'y habituer.

Mais bon, je viens quand meme d'ouvrir une page pro pour Direct From Japan, meme si j'emets de gros doutes sur son utilite ou sa capacite a m'amener de nouveaux clients... Ma foi, vu que c'est gratuit, je n'ai rien a perdre alors pourquoi pas...

La page en question

mardi 10 octobre 2017

Sakigake!! Otokojuku

(article initialement publie le 6 Octobre 2010)
Titre original: Sakigake! Otokojuku
Annee: 1988
Nombre d'episodes: 34
Auteur: Akira Miyashita
Sakigake! Otokojuku est un anime pour les hommes, les vrais, avec du muscle et de la moustache. A cote de la plupart des personnages, Umibozu de City Hunter passerait pour un effemine.
Quelque part, c'est un peu un croisement improbable entre Hokuto no Ken et Kimengumi...
Le pensionnat otokojuku (qui veut litteralement dire "ecole pour hommes"), exclusivement masculin, est-il utile de le preciser, a pour vocation de faire de ses etudiants de veritables hommes. Du sang, des larmes, de la sueur. Des amities viriles. Des combats permanents, parfois a mort. On n'est pas la pour rigoler. L'education est plus que spartiate, genre les centres d'entrainement de Saint Seiya...
Belle brochette... Et ce sont tous des lyceens!
Dans un episode, le proviseur lit un Jump avec du Jojo en couverture :)
L'anime ne reprend que les premiers volumes du manga (tres populaire, il y a eu 35 volumes; plus une suite 15 ans plus tard avec les fils des heros de la 1ere serie), c'est a dire au moment ou l'humour et les gags sont encore tres presents. Parce que tres vite, on va tomber dans une succession ininterrompue de tournois, comme dans Kinnikuman par exemple. Cela dit, les combats sont toujours tres originaux tant dans les protagonistes que les techniques utilisees.
Otokojuku est grotesque, comme peut l'etre Hokuto no Ken mais en pire. Graphiquement, c'est tres proche (le heros, Momotaro, est quasiment le sosie de Kenshiro); Akira Miyashita ayant ete assistant de Tetsuo Hara...
Pour l'anime, c'est aussi a peu pres le meme staff que Ken!

"Je ne suis pas Kenshiro!!!"
Guile?
On ne regarde pas Otokojuku pour son scenario ou une quelconque finesse, mais pour voir des mecs hyper-muscles se taper sur la gueule et pousser la notion de virilite jusqu'a l'extreme. D'ailleurs, de tout l'anime, vous ne verrez pas UN seul personnage feminin recurrent. Dans un episode, Momotaro dit meme qu'il "n'y a pas de place pour une femme dans le coeur d'un etudiant de Otokojuku".
J'adore. Particulierement le personnage de Heihachi Edajima, le directeur de l'ecole. Si vous cherchez un anime 2eme degre bien fendard, vous l'avez trouve.
Il existe aussi un film d'une heure trente, qui resume parfaitement toute l'essence de Otokojuku, je ne serais que trop vous le conseiller dans un premier temps. D'autant plus que la VHS est sortie en francais!!! (j'etais hallucine quand j'ai appris ca; elle doit etre devenue hyper rare...) Si vous accrochez, ruez-vous sur la serie.
Le manga quant a lui ne sera clairement jamais traduit, mais je le recommande vivement pour ses combats.
Terminons en citant l'annonce de l'episode suivant: a chaque fois on a des dialogues debiles, un peu sans queue ni tete...

Les generiques etant sans grand interet, je prefere vous mettre celui du film

samedi 7 octobre 2017

Les debuts du cosplay au Japon

Si le phenomene du cosplay a reellement debute en France au milieu des annees 90 (et les Bitoman n'y ont pas ete etrangers), il est evidemment bien plus ancien au Japon, meme si son origine vient des USA.
Tout debute en effet durant les annees 60, suite au succes de la serie Star Trek. Les premieres conventions US consacrees voient le jour, et certains fans vont meme jusqu'a se deguiser (bon, reconnaissons que les uniformes des personnages de l'Enterprise ne sont quand meme pas bien difficiles a imiter)
Pour le Japon il faudra attendre le boom de l'anime Yamato en 1974, et les nombreuses conventions qui vont suivre, a commencer bien entendu par le Comiket, dont la 1ere edition remonte a 1975. C'est en 1977 qu'on commence a voir les premiers cosplays. L'image la plus ancienne que j'ai trouvee date de cette annee, dans le magazine OUT, et il s'agit de l'equipage du Yamato.
La meme annee, on repere au Comiket une fille deguisee dans un costume qu'on croit tire de Umi no Triton, mais en fait non, et l'annee suivante on peut voir du Gatchaman.

Gundam passe par-la, et le phenomene prend de l'ampleur en 1980, notamment a Harajuku ou se reunissent des nombreux fans.
L'autre grand succes du moment c'est Urusei Yatsura, on trouve meme des Lum lors d'event officiels. Sur la photo de droite il y est fait mention de "concours de deguisement", le mot cosplay n'existe donc pas encore, mais on y arrive.
En 83, le magazine My Anime propose un dossier de quelques pages que je vous fais partager, incluant des conseils pour la creation de costumes, et on peut y apercevoir du Lupin 3 ou du Urashiman (desole, c'est du monochrome...). Le mot "costume play" apparait pour la 1ere fois (et "cosplay" aussi, au sein du texte)
En 83 toujours, le Comiket propose pour la 1ere fois un vestiaire pour que les cosplayeurs puissent se changer (ne me demandez pas comment ca se passait avant! Dans les toilettes?) Mais leur nombre toujours grandissant commence a poser des problemes d'organisation.
Quelques autres photos datees de 1983 elles aussi, dont un groupe de Kamen Rider.
En 1984, Yoshiyuki Tomino, le createur de Gundam, est invite a un event de SF aux Etats-Unis; cela est relaye au Japon dans la presse d'animation, avec des photos de fans americains deguises.

En 85 certaines regles sont prises au Comiket, notamment l'interdiction des chaussures a crampons, suite au succes de Captain Tsubasa.
Et en 86, l'appelation "cosplay" voit enfin le jour au Comiket!
Puis le nombre de fans ne cessera d'augmenter, et la veritable explosion viendra au debut des annees 90, particulierement avec deux titres : Street Fighter 2 (en jeux video) et Sailormoon (en animation). Quant aux premieres boutiques specialisees, elles ouvrent en 1994.
Terminons par quelques autres photos prises durant les annees 80, autant vous dire qu'elles ne courent pas les rues!
 a gauche un perso de tokusatsu dont j'ai oublie le nom
Lum, qui va rester populaire encore un certain temps
 Gundam ZZ
 Kaneda de Akira
Fa de Z Gundam et... je n'arrive pas a me rappeler de l'autre :(
 Daba Mylord de L-Gaim
Rei de Hokuto no Ken 
Et on finit sur du Saint Seiya

vendredi 6 octobre 2017

Jean-Marc Pessin - Mange plus vite

(article initialement publie le 14 Mars 2011)

Si Jean-Pierre Sauser vient d'une autre planete, Jean-Marc Pessin est un dieu de la musique. On a beau reecouter ses textes 100 fois, on ne comprend toujours pas le sens des paroles. Enfin, le pluriel est peu approprie, vu qu'il semble n'avoir sorti que deux 45 tours dans son existence... Je ne vous parlerai donc que de "Mange plus vite"(1982), n'ayant helas jamais eu la chance de trouver "le Roi des Animals" (1988) (tout un programme...). Mais quelque part, c'est aussi ca le genie: il a tout concentre en un seul titre.


Je viens m'rincer l'oeil
Plonger dans la vapeur
Dans la fumee de l'eau qui vole
Autour de ton corps
Une glace a deux boules
Parfum sucre saveur plus fraiche
Laisse couler la creme


"Mange plus vite" est ainsi bourre de metaphores audacieuses, de critiques acerbes sur notre societe de consommation, le tout servi par un style irreprochable.
L'oeuvre de Pessin n'est pas a la portee du premier venu, elle se merite. D'ailleurs, 20 ans apres l'avoir decouverte, je ne suis toujours pas plus avance.

Pour info, il semblerait (gros conditionnel) que notre genie ait finalement fini par devenir ensuite compositeur de generiques chez Coyote (la boite de Christophe Dechavanne).

mercredi 4 octobre 2017

Jean-Pierre Sauser

(article initialement publie le 3 Octobre 2010)

Personne ne sonne comme Jean-Pierre Sauser
sa musique vient d'une autre galaxie


Jean-Pierre Sauser, c'est un peu un Dieu vivant. Un cas comme on n'en avait jamais vu dans le monde de la musique.
JPS commence a etre connu a la fin des annees 90 grace a Fun Radio, notamment en harcelant le standard de la radio. Il commence tres fort en proposant ses tubes (oui, car Jean-Pierre ne s'embete pas a faire des chansons, il compose directement des tubes (dixit)) "Super Disco" et "la Fete de la Musique".
Max, animateur de l'emission Le Star System, diffuse ses titres sur un ton totalement 2eme degre, pour deconner. Mais la popularite de JPS explose! Il faut dire que sa personnalite est "hors du commun" et le ton de ses chansons... Que dire egalement de ses incroyables competences vocales!
Il devient un invite recurrent de l'emission, et finit meme par se produire en concert dans les locaux de la radio debut 2000, lors d'une soiree inoubliable pour tous ceux qui l'ont ecoutee (j'ai encore la cassette!)


Jean-Pierre ecrit tres probablement ses textes apres absorption de substances illicites, d'ailleurs son titre H est une ode au haschich!
Petit extrait
Fumez du H
Faites vous des taches
Mangez une vache
Tuez un Apache
Si je me fache toi tu te caches
Moi ca m'arrache quand je fume du H
Je m'habille en costume cravate
J'ai rase tous mes poils aux pattes
Et quand je vois des elephants
Je cours vite me laver les dents

Certaines chansons annoncent clairement la couleur comme "Je cherche un producteur"...
Aujourd'hui, Jean-Pierre est toujours actif, et nous gratifie de petits concerts ici et la (genre concert a la MJC de Trifouilly-les-Oies...)
Un genie incompris, qui va a contre-courant des autres artistes o combien insipides a cote.


Sa page Facebook

Super Disco

La Fete de la Musique

dimanche 1 octobre 2017

Malo Malo - Les p'tits nenes

(article initialement publie le 10 Aout 2010)

Un autre de mes hobbies, c'est les chansons debiles (c'est encore plus drole quand on ne sait pas si c'est volontaire ou non :) ).
Je vais commencer avec du lourd, du tres lourd.

Le fabuleux Malo Malo nous sort en 1988 un 45 tours sur le theme des poitrines feminines a la plage. Ce n'est pas le premier que le sujet a inspire (je vous passerai peut-etre un jour "les petits roberts" si vous etes sages), mais il faut reconnaitre qu'on n'en voit pas tous les jours! (Je parle des chansons sur ce theme, pas des lolos en tant que tels).
Si vous aimez la delicatesse, le bon gout, les metaphores subtiles, alors je ne peux que vous conseiller "les p'tits nenes". Un tel travail d'ecriture laisse reveur. Je vous donne une phrase, une seule, qui devrait vous donner envie d'aller ecouter.

Etalés, ca se mesure en mètres carrés

Comble du bonheur, la chanson continue sur la face B! Je n'avais jamais vu ca, un titre en 2 parties... Au total, 6 minutes 15 de bonheur (mais on a l'impression que ca dure 2 fois plus longtemps).
Malo Malo, que dis-je, le genie Malo Malo va meme jusqu'a nous convier a lui ecrire directement a la fin de son tube, au cas ou on voudrait encore en rajouter.
Avant de connaitre "les p'tits nenes", votre culture musicale etait incomplete. Desormais, vous vous demanderez comment vous avez fait pour vivre sans.

jeudi 28 septembre 2017

Kuro no Shishi

Titre original: Kuro no Shishi
Annee: 1992
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Go Nagai
Ca va etre court, tres court. On part d'un scenario assez incongru, a savoir des extra-terrestres (ou peut-etre des Terriens du futur? On ne le saura jamais) qui debarquent au Japon au Moyen-Age, enlevent le corps d'un puissant guerrier assassine et le ressucitent en le "cyborguisant", ce dernier devient alors quasi-invincible, ou peut meme cracher du feu... En echange de ce retour a la vie, ses sauveurs lui demandent d'exterminer tous les ninjas du Japon (pourquoi? On sait pas). Celui-ci accepte de bon coeur, car ce sont des ninjas qui l'avaient assassine, et il desire sa vengeance.
Face a lui vont se dresser tout un tas de guerriers de l'ombre, dont le heros, Shishimaru...
C'est du grand n'importe-quoi, juste pretexte a montrer du sang, du sang, et encore du sang, on n'a quasiment que des combats (violents)  sur toute l'heure que dure l'OVA.

Bon, voila, on a fait le tour. Ce n'est pas mal realise, mais il n'y a absolument rien qui pourrait justifier le visionnage, meme pour un fan de Go Nagai (ce que pourtant je suis).

mardi 26 septembre 2017

Defis Fantastiques - critiques partie 6

(article initialement publie le 6 Mai 2011)

Résumé :
L'Aleph, ce globe mystérieux provenant d'une autre dimension, possède le fabuleux pouvoir de commander à toutes les forces de l'univers. Et c'est à vous que l'on a confié l'impossible mission d'en assurer la protection et d'empêcher des êtres maléfiques de s'en emparer ! Grâce à vos pouvoirs magiques, vous voyagez librement à travers le temps et l'espace. Mais vous devenez un homme traqué lorsque les Spectres Chasseurs se lancent à votre poursuite. Parviendrez-vous à semer ces créatures de cauchemar qui détectent dans l'espace la moindre trace de votre énergie psychique ?

Avis :
Voilà un LDVEH peu banal; il vous propose en effet de voyager entre les dimensions ! L'idée de base était intéressante, mais en même temps, elle est un défaut de l'ouvrage. Je m'explique : de nombreux mondes peuvent être visités durant l'aventure, malheureusement vu la taille classique du livre (400 paragraphes), chaque lieu visité se parcourt en deux temps trois mouvements, on commence à peine à s'imprégner de l'ambiance qu'il faut tout de suite repartir ! C'est dommage, car avec 100 ou 200 paragraphes supplémentaires, Les Mondes de l'Alpeh aurait pu devenir un incontournable. Les diverses dimensions présentent des habitants originaux et des situations variées (avec parfois une incursion dans la SF ou le contemporain (vous pouvez récupérer un extincteur ou encore un parapluie...)), à quoi s'ajoute une traque sans merci des Spectres Chasseurs à votre recherche. Plus vous traînerez dans un coin, plus vous risquerez de vous faire attraper et auquel cas... mieux vaut ne pas y penser.

L'aventure n'est pas spécialement difficile, à condition de ramasser les bons objets et de ne pas perdre son temps inutilement, quitte à faire preuve de lâcheté (car le temps vous est vraiment compté)
Un livre correct, qui partait d'une excellente idée, mais qui malheureusement n'est pas allé assez loin.

Note : 6/10


Résumé :
Pendant des siècles, la vie a été paisible dans la Forêt des Ombres. Et voici que ce fragile équilibre est menacé par une puissance inconnue. D'étranges créatures hantent les bois et les anciens sentiers des Elfes sont à présent fermes. Plus aucune nouvelle n'arrive de la lointaine cité de Sardath. Pour les habitants de Grimmond, petite ville isolée aux confins de la forêt, la situation devient intolérable. Vous seul connaissez suffisamment les bois pour tenter d'y rétablir l'harmonie. Mais il vous faut pour cela franchir des marécages, affronter des araignées géantes et vaincre les innombrables maléfices que la forêt lance contre vous pour vous engloutir.

Avis :
Un ouvrage particulièrement original signé Keith Phillips, avec pour la 1ère fois dans la série (à ma connaissance) la gestion du temps. En effet, vous ne disposez que d'une semaine pour terminer l'aventure (euh... une semaine dans le livre, pas en temps réel bien sur !) Et comme dans ce livre, on voyage beaucoup, il va falloir faire vite ! La dernière partie de l'aventure se situe dans une forteresse occupée par des Elfes Noirs, cité à l'architecture complètement tordue et illogique qui peut vous faire basculer dans la folie... il est dommage (mais compréhensible) que l'illustrateur n'ait pas réussi à rendre cette impression de vertige onirique permanent. Quant au combat final, il est impossible de le livrer d'une manière « classique » mais vous verrez par vous-même... à condition de parvenir jusqu'au Boss. Car oui, Le Siège de Sardath est d'une difficulté particulièrement élevée, genre La Crypte du Sorcier. Tant par le chemin à parcourir que par certains combats, sans parler des beaucoup trop nombreux Tentez votre Chance, où un jet de dés malchanceux vous enverra directement ad patres. Sinon l'aventure est vraiment prenante, les PNJ nombreux, les situations souvent originales et variées.

Enfin, un petit clin d'oeil à la série Sorcellerie! ravira les fans ; dans la forteresse, sous certaines conditions, vous pouvez prendre l'apparence d'un Elfe Noir. Auquel cas, lorsqu'on vous appelle « humain », vous devez déduire 10 du paragraphe en question, et vous rendre à cette nouvelle référence où vous passez incognito. Et oui, la même chose que pour « l'Homme d'Analand » dans la forteresse de Mampang !
Un très bon livre, original, bien écrit, avec un zeste d'humour, mais qui souffre d'une difficulté un peu exagérée.

Note : 8/10


Résumé :
Il y a dix ans, après un combat acharné, un guerrier héroïque parvenait à vaincre l'immonde Zagor, le Sorcier de la Montagne de Feu. Mais, grâce à son sortilège de Résurrection, Zagor est revenu d'entre les morts et a juré de prendre sa revanche. L'Allansie tremble de nouveau sous cette terrible menace. Et c'est vous, l'aventurier en quête de nobles causes, qui partez pour la Montagne de Feu, car vous seul êtes capable de pénétrer dans le labyrinthe interdit et de faire triompher la justice contre les Forces du Mal.

Avis :
Il y aurait beaucoup à dire sur ce livre, qui a l'origine aurait dû clôturer la série des Défis Fantastiques. 10 années et 50 volumes, il était temps de tourner la page. D'ailleurs, Steve Jackson avait abandonné dès le numéro 24 ; c'est donc Ian Livingstone seul qui se chargera de ce volume. Pourtant, la série bénéficiant encore d'un certain succès, elle se poursuivra jusqu'au numéro 59... (Et de nouveaux Defis Fantastiques sortent regulierement depuis 2005, dont un nouveau Livingstone)
Ce livre vous proposait donc à la base de « boucler la boucle » en retournant à la Montagne de Feu. Vous incarnez un personnage sans le moindre rapport avec le héros du Sorcier de la Montagne de Feu, et c'est bien dommage ! Il aurait pu reprendre du service, ou même simplement apparaître comme PNJ...

De par la nature même de son récit, on ne peut s'empêcher de ressentir un léger déjà-vu... ce qui n'est pas forcement une mauvaise chose à condition de ne pas en abuser. Livingstone avait d'ailleurs déjà fait le coup avec Le Labyrinthe de la Mort et son remake L'Epreuve des Champions. Je dirais même plus que c'est un vrai plaisir pour le lecteur qui a fait la première aventure de se plonger dans cette suite. Un certain nombre de salles ou d'objets sont toujours là, à la même place ! N'espérez quand même pas pouvoir vous repérer avec un vieux plan, l'agencement du labyrinthe a été heureusement (?) modifié...
Dans la 1ère aventure vous deviez trouver des clés numérotées, ici il s'agira de dents de dragon. Leur collecte est assez difficile, du même genre que les anneaux d'or dans L'Epreuve des Champions. De plus, vous aurez obligatoirement besoin d'un objet qu'il est possible d'acheter au début de l'histoire, à savoir une loupe (ne l'oubliez pas !)

Une différence avec son ancêtre, Retour à la Montagne de Feu ne débute pas directement au pied de la montagne, mais vous devrez attendre le quart de l'aventure pour y pénétrer, l'occasion de pouvoir auparavant rencontrer Yaztromo.
Si ce livre est très bien fait et bourré de références, il n'en reste pas moins inférieur à son illustre aîné. De plus, l'absence de Russ Nicholson aux illustrations crée un manque terrible. Non pas que celles de Martin Mac Kenna soient sans intérêt, au contraire elles sont vraiment très réussies, mais l'ambiance « magique » du premier volume devait beaucoup au talent de Nicholson. Et puis... l'effet de surprise ne joue plus.

Livingstone récidivera encore une fois un peu plus tard en proposant une troisième partie : La Légende de Zagor !
Le livre est bon, avec un vrai challenge, mais joue aussi beaucoup sur l'aspect nostalgie.

Note : 7/10

Defis Fantastiques - critiques partie 5

(article initialement publie le 18 Avril 2011)


Résumé :
Mais pourquoi donc avez-vous été invité, vous un guerrier, à une réunion de sorciers ? C'est un vénérable Grand Mage à l'agonie qui vous l'apprend : le Sceptre du Commandement a été volé par un Tueur Astral à la solde de Shanfeu-Hankohr, sorcier allié des Elfes Noirs. Ce Sceptre a le pouvoir d'unir les forces du chaos qui, d'ordinaire, se combattent entre elles. Seul un guerrier - et surtout un guerrier de votre trempe - est capable de récupérer cet objet. Si du moins vous avez le courage d'aborder Koulgrah, le Continent Noir... et d'affronter Shanfeu-Hankohr, que l'on croyait mort depuis trois cents ans !

Avis :
Je commencerai par émettre une grosse critique à l'égard du traducteur... Celui-ci a cru malin de modifier la plupart des noms de personnages ou de lieux par des jeux de mots débiles !! Shanfeu-Hankohr (j'en veux encore), Fohrmoll (formol), Klakduhr (claque dur), Tutu Peyumpo (tu paies un pot), Baal-Demattsh (balle de match) et son père Baal-Desetth (balle de set), Transhcek (tranche sec), Belboss (belle bosse), j'en passe et des meilleures... Non mais franchement, de qui se moque t'on? Il s'agit du seul aspect négatif du livre, mais qui certes ne concerne que la VF.

Pour le reste, c'est assurément un des meilleurs Défis Fantastiques que j'aie pu lire à ce jour. Vous débutez prisonnier dans une galère, devrez vous en échapper (sans armes ni monnaie), gagner un peu d'or par divers moyens (travailler sur les docks, jouer les gladiateurs... ou d'autres possibilités moins légales...), atteindre Klakduhr, et enfin récupérer le Sceptre. La partie dans la ville vous propose une grande liberté quant à l'ordre ou au type d'actions. Faites toutefois attention à votre total de NOTORIETE. En fonction de certains évènements, celui-ci augmentera, si vous atteignez 8, vous devrez quitter la ville au risque de finir votre vie en prison (même si vous n'avez rien fait d'illégal, c'est plutôt qu'on n'aime pas beaucoup les étrangers). Le livre propose aussi certaines compétences spéciales, certaines se révélant vraiment utiles, alors que d'autres ne servent pratiquement à rien.
Les situations et rencontres sont originales, comme Galotti la mangouste parlante. Il vous sera également possible en bad ending de devenir, de votre propre chef, le bras droit de Shanfeu-Hankohr!! Les combats sont équilibrés, l'aventure peu linéaire, et on trouve même un peu d'humour (bon, c'est pas du Brennan non plus!) Ah si, j'allais oublier une petite critique, on ne connaît pas la raison de la résurrection du Sorcier maudit...

Merite sa place dans votre collection.

Note : 8/10


Résumé :
Depuis le jour fatal où votre frère a été égorgé par des Démons, vous n'avez eu de cesse de pourchasser cette race maudite. Vous êtes devenu Chasseur de Demons. A ce titre, vous avez plus d'une fois contrecarré les plans de Zmurr, le plus cruel des trois Seigneurs-Démons. Mais cette fois, c'est à vos parents que Zmurr s'en est pris ! Vous avez donc quitté la Citadelle de Lundèle-la-Royale pour votre village natal. Malgré le soutien de Zerlina la Prophétesse, tenez-vous sur vos gardes, car Zmurr ne vous a pas pardonné les échecs que vous lui avez fait subir...

Avis :
Cet ouvrage a été co-écrit par deux auteurs, à savoir Jim Bambra et Stephen Hand, à qui on ne doit quasiment aucun autre LDVEH, et au vu de la qualité de ce livre, c'est bien dommage !! A ranger dans le top 10 des meilleurs Défis Fantastiques. La première chose qu'on retient de La Vengeance des Démons, c'est son ambiance bien plus sombre que les autres LDVEH. Certains PNJ mourront parfois sans espoir de les sauver, vous aussi d'ailleurs peut-être ! Je ne parle évidemment pas des (nombreux) pièges ou combats qui vous attendent, mais de la toute fin de l'histoire où sous certaines conditions, vous pourrez terrasser le démon, mais n'en réchapperez pas pour autant. Certains lieux donnent une forte impression « Gigerienne », mélange de métal et d'organique (le Coeur Maléfique qui bat... brrr !), ce qui peut mettre le lecteur assez mal à l'aise. Enfin, on se rend bien compte qu'un simple être humain, fut-il Chasseur de Démons, ne représente pas grand-chose en face de ces forces obscures. Si on rajoute à cela l'histoire personnelle pas très drôle du héros (à noter d'ailleurs un très intéressant paradoxe temporel à un moment), on comprendra aisément que l'ambiance générale est aux antipodes de n'importe quel ouvrage de J.H Brennan...

L'aventure est prenante, peu linéaire, originale, de nombreux choix vous sont offerts, et offre un vrai challenge. En plus, le livre est très bien écrit. On en regrette que plus que les auteurs n'aient pas donné de suite (dans le résumé, on parle des trois Seigneurs-Démons, mais on ne verra jamais les deux autres...)
A lire de toute urgence !

Note : 8,5/10


Résumé :
Dans les mystérieuses Iles du Levant, les spectres du passé se sont réveillés pour semer la guerre et le chaos... Leur but est d'arracher le pouvoir à l'Enfant-Roi afin de soumettre à nouveau le pays à leur joug cruel et maléfique. Vous seul pouvez ramener la paix aux Iles ; oui, vous... Mais, au fait, qui êtes-vous donc ? Vous émergez, semble-t-il, du Royaume des Morts, et vous ne disposez que de quelques bribes de souvenirs éparses. Cependant, pour que la Prophétie du Sang des Ténèbres se réalise, il vous faut découvrir - à vos risques et périls - votre propre identité !

Avis :
Attention, ce livre n'est pas pour les petits joueurs... Sa difficulté est toute « Jacksonnienne », ce qui en dit long. D'ailleurs, il a au moins 2-3 points communs avec La Créature Venue du Chaos, à savoir : le héros débute le jeu amnésique, sans savoir qui il est ni ce qu'il doit faire; il apprendra certaines compétences au fur et à mesure du scénario, original et passionnant. Le style est très bon, c'est peut-être d'un point de vue littéraire le meilleur de tous les LDVEH. Et enfin, le fait qu'il n'existe guère qu'un seul et unique chemin qui permette de terminer l'aventure, car la mort vous guette à chaque page... ENVIRON 1 PARAGRAPHE SUR 5 EST UN PARAGRAPHE DE MORT !!! Soit 20% de probabilités de perdre d'office, sans compter les combats, du jamais-vu !! Néanmoins, les ouvrages de Jackson restent les plus délicats, à cause des nombreux codes où objets qui parsèment l'histoire ; ici rien de tout cela, il suffit « seulement » de trouver le bon chemin. Ah si ! Un piège vicieux... vous êtes OBLIGE de rater un jet de Chance afin d'obtenir un pouvoir particulier, indispensable pour la suite ! (ce concept avait déjà été vu une fois dans L'Epreuve des Champions).

Il n'en reste pas moins que de très nombreuses tentatives seront nécessaires avant d'atteindre le dernier et ultime paragraphe... non pas le 400, mais le 71 !! A ma connaissance, c'est le seul Défis Fantastiques dont la fin ne se situe pas au dernier paragraphe. A signaler qu'il existe d'ailleurs deux bad ending.
Hormis sa difficulté, ce livre est plus que réussi, et change des Défis Fantastiques classiques. Un challenge à relever pour les plus motivés, et à lire avec une solution pour les autres.

Note : 8/10


Résumé :
Vous n'êtes pas peu fier d'avoir servi dans les rangs du prestigieux régiment du Tigre Blanc. Mais, à présent que votre engagement touche à sa fin, le Conseil des Trois, qui gouverne l'Alliance Varradienne, vous convoque : la Citadelle de Brûlesang est sur le point de tomber sous les coups d'une armée d'hommes au visage gris et au regard vide, qui arbore les bannières noires de la peste, emblème du Seigneur Mortis de Balthor - mort il y a deux cents ans ! L'aide du général Hubald vous suffira-t-elle pour anéantir Mortis et, du même coup, son armée de Morts Vivants ?

Avis :
Une agréable surprise : la collaboration de Dave Morris et Jamie Thomson ! Collaboration fructueuse, puisque ce livre est plutôt bon. Vous rencontrerez de nombreux PNJ, l'ambiance est assez sympa, le système de jeu aussi (points de Détermination, qui ressemblent un peu aux points de Peur dans Le Manoir de l'Enfer, et points d'Alerte au sein de la forteresse), et surtout la multitude de mini-quêtes, absolument pas obligatoires pour terminer le scénario. Pour une fois, il est en effet possible de parvenir au 400ème paragraphe relativement rapidement, sans s'attarder en chemin ! Même si je le déconseille...

De plus, les auteurs savent faire preuve d'un certain humour. Exemple : « au cours de sa sanglante carrière, ce triste sire a massacré plus d'innocents qu'il n'a de poils dans les narines, sans jamais manifester la moindre once de pitié ou esquisser l'ombre d'une apparence de remords. Pire encore, il a mauvaise haleine et fait preuve d'un mauvais goût rédhibitoire dans le choix de ses vêtements » Pas mal, non ? Et de nombreux paragraphes sont comme ça.

Seul point noir, les illustrations, assez moches.
Un livre pas trop dur, bien écrit, avec lequel vous passerez un bon moment.

Note : 7/10


Résumé :
A Gallantaria, après la guerre des Quatre Royaumes, partout on fête l'avènement du nouveau souverain. Partout... sauf à Karnstein : cinq créatures crépusculaires, sorties d'un conte pour enfants, ont fait irruption dans ce village reculé. Elles écument la campagne, traquent les paysans. En ce temps de paix, vous cherchiez l'aventure. Elle n'a pas tarde à se présenter : les habitants de Karnstein louent vos services. Votre mission ? Percer le mystère des Guerriers Fantômes. Ce que vous allez découvrir va bouleverser la vie des habitants de l'Ancien Monde, à commencer par... la votre.

Avis :
L'un des deux seuls LDVEH signés Stephen Hand. J'ai l'impression que moins un auteur est prolixe, plus il est bon... parce qu'on tient là encore un des meilleurs livres de la série. Commençons par le système de combat, qu'on peut aimer ou pas, mais qui a au moins le mérite d'être original : les armures peuvent encaisser un certain nombre de coups, après quoi elles tombent en morceaux !! (et vous n'avez plus qu'à en chercher une nouvelle). Les armes, quant à elles, ne peuvent être cumulées, même comme bagages, vous ne pouvez posséder qu'une et une seule arme à la fois. Dur si on la perd...

Le background est fouillé, l'histoire débute d'une manière presque anecdotique pour devenir limite apocalyptique a la fin ! Certains adversaires, tel que les Mandragores, sont assez terrifiants... Quant au gros méchant du scénario, Voîvod, il ne s'agit rien de moins que de la Mort en personne ! De nombreux choix vous sont offerts, et les combats sont d'une difficulté honnête. De plus, certains messages codés rappellent J.H Brennan...
On sent avec ce livre qu'un certain nombre d'auteurs étaient prêts à assurer une nouvelle génération de LDVEH (enfin, c'était déjà le cas depuis Le Sceptre Noir (numéro 40)), quelques peu différents des classiques que nous connaissons tous, mais pas moins intéressants pour autant, il est vraiment dommage que la collection se soit arrêtée au 59, je pense qu'avec des ouvrages de cette qualité, elle aurait pu se poursuivre encore très longtemps (note de 2017: bon ok, la serie a repris depuis c'est vrai...)
Mais que ceci ne nous fasse pas bouder notre plaisir, ce livre est un régal ! On ne lui reprochera guère qu'un manque d'informations gênantes en ce qui concerne Voîvod.

Note : 8,5/10