mercredi 16 août 2017

Les reproches faits a l'animation japonaise

(article intialement publie le 18 Aout 2010)
 
Meme si c'est (beaucoup) moins le cas aujourd'hui, en France dans les annees 80-90, on a diabolise l'animation japonaise en lui collant toutes les tares possibles et imaginables, avec la plus incroyable des mauvaises fois. Qui plus est, 9 fois sur 10 (minimum!), cela venait de gens qui n'y connaissaient RIEN et qui ont du voir 2 episodes de series differentes dans toute leur vie... On va tacher aujourd'hui de demonter point par point tous ces prejuges, qui ne sont qu'une forme de xenophobie anti-nipponne (on attaque les anime pas pour leur contenu, mais parce qu'ils sont japonais avant tout)


*C'est violent
Personne ne nie que CERTAINS DAN (abreviation pour Dessin Anime Nippon, guere plus utilisee de nos jours mais je suis retro jusqu'au bout) ont un contenu violent, voire ultra-violent (Hokuto no Ken...). Mais ca represente quoi? 10%? 20%? C'est sur que Maison Ikkoku, Creamy, Tom Sawyer, ou Mapple Town (les Petits Malins) sont d'une violence insoutenable.
Alors qu'en meme temps, personne ne dit rien pour le cinema/series TV live americaines. Tout simplement parce que le postulat de depart est completement fausse.
LE DESSIN ANIME N'EST PAS SYSTEMATIQUEMENT DESTINE A DES ENFANTS!!! C'est une simple technique qui n'influe en rien sur le contenu!! Les Japonais peuvent utiliser indifferemment l'animation ou la prise de vue reelle pour raconter la meme histoire. Si "La Liste de Schindler" avait ete cree au Japon, cela aurait tres bien pu etre un DA. En quoi cela change quelque chose? La mise en scene, l'histoire, les textes, les musiques, le travail des comediens (ou comediens-doubleurs pour l'animation)... Voila ce qui compte, pas la technique!!
Et il est la, le souci. Traditionnellement en Occident, DA = enfant. Je ne comprends toujours pas meme en 2017 (moins heureusement), il y a encore tant de personnes obtues d'esprit qui n'arrivent pas a se defaire de cette idee completement conne.
Vu comme ca evidemment... C'est clair que montrer Violence Jack ou Urotsukidoji a des gamins, n'est vraiment pas une bonne idee! Est-ce qu'on va diffuser un film gore ou porno en plein mercredi apres-midi? Idee aberrante qui ne viendrait a l'esprit de personne. Pourtant, sous le simple pretexte que c'est un dessin anime, paf, catalogue pour enfant... Ben non, desole, dessin anime n'est pas un genre. Un DA peut-etre une comedie, de la science-fiction, du fantastique, etc.
Cerise sur le gateau, on se permet de citer Goldorak dans 95% des cas. Personnellement, j'estime que la violence est associee a des etres de chair et de sang. Des machines qui s'affrontent, est-ce de la violence? (alors oui, il y a une certaine violence psychologique dans la serie, mais ce n'est jamais celle-la a laquelle il est fait reference)

Et tout de suite apres les Petits Malins, on retrouve votre nouveau copain, Jacques Violence!



*Ca se ressemble tout (graphiquement parlant)
C'est sur que si on compare deux oeuvres d'un meme auteur, fatalement... Touch et Miyuki, ou Cat's Eye et City Hunter, evidemment... De la meme maniere qu'entre Tintin et Quicke et Flupke ca reste du Herge
Bon, cela dit, il est vrai qu'il y a un certain nombre d'oeuvres qui disposent d'un design "type". Et ce, pour 2 raisons:
1/vu le nombre enorme de DA existants (depuis les eighties plusieurs dizaines de series hebdomadaire, sans meme compter les OVA), et celui plus restreint d'auteurs, il y a forcement des limites
2/de la meme maniere dans la BD franco-belge, ou dans de nombreux cas, on a des persos rondouillards au gros nez (Achille Talon, Asterix, Boule et Bill.... Honnetement, ca se ressemble au moins autant que de nombreux DAN); bref il y a certains codes propres au genre

*C'est moche
Deja, c'est tres subjectif. Ensuite, dur de croire que parmi la myriade de dessinateurs differents, y en a pas au moins quelques-uns qui trouvent grace aux yeux des detracteurs.
Mais vous avez vu les series de Hanna Barbera des annees 70? Et les series "a jouet" des annees 80? Osez venir me dire en face que Versailles no Bara ou Cobra sont plus laids que Mumbly ou GI Joe... Et que dire des "superbes" productions francaises comme "les Jumeaux du Bout du Monde"
VS
*Les personnages ont des tetes d'Occidentaux
Sous-entendu qu'ils devraient etre Asiatiques. Deja, que des Occidentaux puissent se permettre de dire a un autre peuple ce qu'ils devraient dessiner, bonjour les relents de colonialisme.
Desole, mais la encore totalement a cote de la plaque. On est dans un univers virtuel, dessine en 2 dimensions, les persos n'ont pas a appartenir a un type racial defini (si on veut de l'hyperrealisme, autant tourner un film avec des acteurs humains). Il s'agit d'un type humain universel, en dehors de toute consideration ethnique. De toutes facons, les Japonais voient leurs personnages comme Japonais, car ils le sont culturellement.

*Les histoires sont simplistes
La encore, si on compare a ce que faisaient les Americains, y a pas photo... (PS: je parle uniquement des anime des annees 80 hein, un enorme pas en avant a ete franchi depuis... heureusement!) Le suivi de l'histoire, la psychologie (parfois incroyablement fouillee) des personnages, le non-manicheisme, les rebondissements, la maturite de certains themes abordes... Jusqu'a Batman the Animated Series au debut des annees 90, pas UN DA non-japonais (je parle en series TV uniquement, et je ne compte pas les coproductions) ne pouvait esperer arriver au bout du petit doigt de pied d'un DAN lambda...

*C'est mal anime
Oui et non. Animation limitee ne veut pas forcement dire ratee pour autant. Les Japonais compensent la pauvrete du nombre d'images/secondes par une mise en scene, un travail de camera, d'une tres grande qualite. Ca bouge peu, mais ca ne nuit en rien au dynamisme.
Et puis quand on invoque ce probleme, c'est 9 fois sur 10 pour comparer a Walt Disney. Non mais alors attendez... Il faut etre gonfle pour oser comparer un film cinema a gros budget d'1h30 avec une serie TV de 50 ou 100 episodes de 20 minutes! Comparons ce qui est comparable, et sur une  periode equivalente! Par exemple, Aladdin face a Akira, pas sur qu'objectivement cela tourne en faveur du premier...
Meme les "petits" cartoons de Disney ou Tex Avery sont a la base des courts-metrages cinema, la comparaison n'a donc pas lieu d'etre.
Et puis bon, quand on voit ce qu'on faisait chez nous... Les Mondes Engloutis ou L'Oiseau des Mers, c'est plus une succession d'images fixes que de l'animation...

Si l'histoire est loin d'etre ininteressante, Les Mondes Engloutis sont quand meme d'un point de vue technique a 10 km derriere des DAN anterieurs de 10 ans...


*Les dialogues sont stupides
C'est la faute des adaptateurs francais!!! A l'epoque AB tout du moins. Franchement, Ranma ou Sailormoon en VF c'est d'une debilite consternante. Ne venez pas taper sur les Japonais qui n'y sont pour rien!
Dans le meme ordre d'idees, on pourrait s'attendre a "les generiques sont pourris" (ce qui etait souvent vrai en francais!), etrangement cet aspect n'est jamais evoque... Tout comme la qualite des musiques (est-ce que ca prouve qu'au moins elles sont inattaquables, ou juste que les detracteurs n'y ont pas pense?)

*On ne comprend rien
Sous-entendu la mise en scene est mal fichue. La encore, faute a la censure francaise. Quand on entend une musique stopper brusquement, on se doute bien qu'on a coupe un morceau...
Cela dit, ca peut aussi etre vrai dans un anime comme Urusei Yatsura qui, en effet, est completement "anti-cartesien". Mais c'est une des rarissimes exceptions.

*Ce n'est pas notre culture (point evoque par Madame Segolene Royal)
Ah bravo, le Japon c'est pas la France, bien remarque... Mais justement, s'ouvrir aux autres cultures c'est plutot une bonne chose non?

*C'est sexuel
Meme remarque que pour le paragraphe sur la violence, mais en pire. Aucune serie TV (tout du moins jusqu'a la fin des annees 90) n'a de contenu vraiment tendancieux, ou alors c'est traite avec humour (City Hunter). Pour voir des persos qui couchent ensemble, faut generalement taper dans les anime interdits aux moins de 18 ans, que ne sont a priori pas cense voir de jeunes enfants. Ce serait un peu comme se plaindre de voir des scenes de sexe dans un film porno...
Princesse Sarah, ode a la pedophilie


*Les Japonais envahissent le monde avec leurs DA, produits a bas prix
Peut-etre la pire de toutes les conneries. Jusqu'au debut des annees 2000, JAMAIS les Japonais n'ont produit de DA en prevision de les exporter. Les anime sont realises PAR des Japonais POUR des Japonais (tout du moins des gens passant leur vie au Japon), c'est culturellement 100% japonais, et les responsables de la Toei ou de la Sunrise ont ete les premiers surpris quand ils ont recu des offres de l'etranger leur demandant de vendre des DA!
Pour la valeur, c'est vrai que les Occidentaux (surtout Italiens et Francais) en ont achete des kilometres pour une bouchee de pain, mais cela s'explique tres simplement. A la base, les anime ne sont pas specialement moins couteux qu'ailleurs. Mais aux debuts, les Japonais, decontenances, ignoraient totalement a quel prix ils pouvaient bien revendre leurs series. Comme ces dernieres etaient en plus deja amorties par leur diffusion (et surtout merchandising) intra-Japon, ils les ont sous-evaluees et leurs clients en ont profite.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui, ou ils connaissent l'importance du marche mondial, et l'achat de licences coute bien plus cher qu'autrefois.

Enfin, le nombre de DAN diffuse en France est ridicule compare a celui produits par le Japon depuis la fin des annees 60. On en a eu quoi? Quelques centaines? Y en a plusieurs milliers au Japon...

*Il y a souvent des robots geants
Celle-la je l'aime bien parce qu'elle me fait rire pour son cote paradoxal.
On a eu quoi comme series de robot en France avant la fin des annees 90, a part Goldorak? Robotech (qui est un remontage americain), Voltron (idem), l'Empire des Cinq (pas super connu), et 3-4 diffuses partiellement (la Revanche des Gobots, Dancougar, Gordian (3 episodes), Tobikage, Patlabor ("c'est bien toi le plus fort pour sauver la Terre en danger". Je ris)). C'est tout, apres on saute a Evangelion vers 1997...
Bref, contrairement a nos chanceux voisins italiens, la France a ete un pays completement sous-alimente en series de mechas! Alors oui, au Japon c'est le genre numero 1 (plusieurs centaines de series). Mais ne venez pas me dire que les detracteurs francais pouvaient le savoir!! Il n'y a que deux cas de figure possibles: ou ils ont dit ca par hasard en ayant JUSTE Goldorak comme reference, et c'est donc de la mauvaise foi ehontee (une serie = un genre?); ou alors ce sont effectivement de vrais specialistes de l'animation japonaise, ce dont je doute tres fort...

*Bioman
Quand on demandait aux detracteurs de citer des noms de series, qu'est-ce qui revenait essentiellement? Goldorak, Candy (meme en 2017, on nous rabat les oreilles avec ces deux series qui ont 40 ans), Bioman, voire Dragon Ball et les Chevaliers du Zodiaque. J'ai meme deja entendu les Tortues Ninja (dommage, c'est americain... Sans doute parce qu'il y a ninja dans le titre).
Bioman n'a jamais ete un dessin anime. C'est une serie live avec de vrais acteurs, aucun rapport... Et la, le reproche de violence est vraiment deplace! Contrairement aux anime, qui sont dessines, donc virtuels, donc ou tous les exces sont permis, les tokusatsu qui eux pourraient pousser les enfants a vouloir imiter leurs heros, sont realises avec un tres grand soin. Exemple: les heros s'envolent toujours de bas en haut depuis le sol, et jamais depuis une hauteur quelconque. On ne voit presque jamais de sang couler non plus.
Encore une fois, comment voulez-vous accorder du credit a des personnes qui se rendent ridicules en montrant qu'elles ne connaissent RIEN au sujet?

2 dessins animes japonais



On a totalement le droit de ne pas aimer l'animation japonaise, encore eut-il fallu que ce soit pour des raisons valables!

Pour terminer, je vais enumerer ce que je pense moi, objectivement, etre des vrais defauts de la japanim.
*ce n'est plus le cas aujourd'hui mais jusqu'au milieu des annees 90, il y avait une tres (trop) grosse heterogeneite de realisation au sein d'une meme serie, voire d'un meme episode (par exemple dans Saint Seiya, le sublime cotoie le tres laid)
*des series parfois trop longues, avec des ajouts inutiles, voire qui desservent l'oeuvre (les series etant bien plus courtes de nos jours, il y en a nettement moins)
*les episodes flashback, parfois a outrance (dans Hokuto no Ken, on en a au moins 5 ou 6 sur une bonne centaine!)
*des fins en queue de poisson. Cela concerne essentiellement des adaptations de manga, beaucoup moins des histoires creees directement en animation.
*Mon dernier reproche ne concerne pas l'animation japonaise en tant que telle, mais son public initial. Cela manque de pluriculturalisme. Je m'explique: pour le Japonais moyen, y compris le fan d'animation, dessin anime ca veut dire dessin anime japonais (+ Walt Disney au cinema pour la famille). Point. Les oeuvres etrangeres, meme les coproductions sont completement ignorees. Des series tres connues dans le monde entier comme les Cites d'Or (a moitie japonais!), Ulysse 31 (idem), les Maitres de l'Univers, les Simpsons, ou les adaptations recentes de Batman/Spider-Man/etc, au mieux ont ete diffusees dans l'anonymat le plus total, au pire meme pas diffusees.

(ajout de 2017)
Et le fan service putain... Le moe a tue la japanim. Heureusement on trouve parfois quelques perles, mais en pourcentage de la production, je trouve juste ben que c'est souvent minable, sans compter qu'on porte aux nues ce qui ne devrait pas l'etre. Je me rappelle de la mode sur Suzumiya Haruhi mais bon sang! Certains n'hesitaient pas a oser la comparer a Evangelion en terme d'impact sur la japanim! Je me suis force a visionner la serie. Ouais bah, et? Sympa, on la regarde et on l'oublie.
Bah, de toutes facons, ces gens-la ne frequenteront surement jamais mon blog alors... :)

mardi 15 août 2017

Recre A2

(article initialement publie le 14 Juillet 2010)

S'il y a bien une emission qui aura marque mon enfance, c'est... surement pas le Club Dorothee, et ce pour deux raisons
1/quand le Club a debute (1987), j'etais deja adolescent
2/meme a l'epoque, je trouvais que c'etait une emission de merde. La grande force du Club Do, tout du moins sur ses 3-4 premieres annees, ce fut un flot d'excellentes series japonaises, mais dans des versions massacrees (coupures, dialogues infantilisants, la pub au milieu, generiques pourris... quand ils etaient diffuses!). Mais a part ca... Non franchement, je ne ressens pas la moindre nostalgie pour cela.

Revenons en Juillet 1978 (quasiment 40 ans deja...), puisque c'est la que tout a commence. Au depart, Recre A2 etait uniquement diffuse durant les vacances d'ete de cette annee (je ne sais pas s'il etait prevu de la poursuivre a la rentree, ou d'en faire une emission uniquement pour les vacances, a l'instar de Croque-Vacances sur TF1, qui suivra peu apres). Goldorak et Candy en 1ere diffusion. Ou comment faire du 100% d'audience... Une revolution dans les programmes jeunesse, et meme de la television francaise tout court.
Recre A2 etait presente par Dorothee et Gerard Chambre, ce dernier n'etant reste que quelques semaines.
Puis peu a peu, une foule d'animateurs vont rejoindre l'emission: Jacky, Fabrice, William Leymergie (egalement producteur de l'emission), Alain Chauffour, le dessinateur Cabu (Cabu dans un programme pour enfants! Fallait oser), Elfie, Corbier, Julie Bataille, Marie Dauphin, Charlotte Kady, etc etc... Plusieurs dizaines de personnes ont du participer a l'aventure; certains sont restes dans les memoires, d'autres pas...
Il y a eu des tas d'horaires/formats de diffusion differents selon les annees. Toutefois, on retiendra surtout les jours de semaine en fin d'apres-midi, et le mercredi apres-midi puis matin en plus quelques annees plus tard. Il y en aura meme samedi et dimanche matins.


"Diversite" est le mot d'ordre de Recre A2. On y voyait des series live et animees (americaines, japonaises, mais aussi europeennes comme Zora la Rousse ou Silas), pour un peu tous les ages dans le sens ou elles ratissaient large (et non pas dans le sens ou Mon Petit Poney cotoie Ken le Survivant, comme dans le Club Do). Les Mysterieuses Cites d'or, Monsieur Merlin, Albator, Dick le rebelle, les Maîtres de l'univers, l'Empire des Cinq, Superbug, les Schtroumpfs, le Croque-Monstres Show, Jane de la Jungle, Cobra, X-Or, les Paladins de France...
Mais aussi des courts et longs metrages d'animation comme Le Prince du Soleil (Japon), ou l'incroyable Skywhales (Angleterre) qui a du marquer a vie tous ceux qui l'ont vu.

Skywhales


On avait egalement des tonnes de reportages/magazines comme C'est chouette (cinema), la Bande a Bede (BD), Latulu et Lireli (lecture), 3.2.1 Contact (vulgarisation scientifique), ou meme l'opera avec Recre a l'opera!

La Bande a Bede


C'est Chouette


Quelques jeux aussi comme Maraboud'ficelle ou l'anagrille. J'ai ete sidere en revoyant une emission il y a quelques annees. Aujourd'hui en 2017, l'anagrille passerait pour un jeu intellectuel pour adultes. En 85, ca ciblait les jeunes! Quelle ahurissante baisse de niveau en l'espace d'une generation...

Et puis les fameuses dramatiques. Si d'ordinaire les animateurs presentaient l'emission confortablement installes dans le studio, le mercredi apres-midi c'etait tout autre chose. Chaque semaine un theme, une histoire, jouee par Dorothee et sa bande. Certes, c'etait realise avec 3 francs 6 sous, mais il y avait un veritable travail derriere, avec la volonte de faire quelque chose de bien... et c'etait reussi! Rien a voir avec les aneries du genre Sahara le dromadaire extra-terrestre...
A noter aussi que Dorothee n'avait pas "l'omnipresence" qu'elle aura dans son Club ensuite. Elle ne presentait guere l'emission que le mercredi; le reste du temps les autres animateurs se relayaient.
Dans Recre A2, on s'adressait aux gosses pas comme a des debiles mais comme a un public "responsable". Humour, decouverte du monde, divertissant... et comble du bon gout, pas de sponsors envahissants ni de coupures publicitaires (aah, un mercredi apres-midi, 3 heures non-stop sans jamais de page pub... Dans le Club Do, c'etait en gros toutes les 20 minutes...)

Alors bien sur, evidemment qu'il y avait aussi quelques programmes a jeter (disons meme carrement merdiques. Qu'est-ce que j'ai pu me faire ch... devant Mes mains ont la parole... Meme si le concept est plus que respectable (histoire racontee en langage des signes)), mais dans l'ensemble le tout etait d'une tres bonne qualite. Aujourd'hui je revisionne avec plaisir du Recre A2. Mais le Club Do, je ne tiendrais pas 20 minutes (enlevez les series japonaises, tout le reste merite la poubelle direct).
Et bien justement, figurez-vous qu'il existe une web TV entierement consacree! On y (re)voit des choses ahurissantes genre le clip de Silas ou du Monsieur Merlin (qu'est-ce que j'aimerais une sortie DVD de cette serie...)
A voir ici
(emet 24 heures sur 24, mais avec beaucoup de rediffusions)
Et pour completer ce billet
Recre A2 sur Planete-Jeunesse
et un autre site tres complet
Et bien evidemment, comment pourrais-je ne pas conseiller (non, ordonner!) la lecture du livre "Nos annees Recre A2" par Sebastien Carletti, sorti en 2013

Pour se faire plaisir, une emission de Novembre 85 (mais sans les series, c'est juste l'emission en elle-meme)

lundi 7 août 2017

Space Runaway Ideon

(article initialement publie le 19 Septembre 2010)
Titre original: Densetsu Kyojin Ideon
Annee: 1980
Nombre d'episodes: 39 + 2 films
Auteur: Yoshiyuki Tomino
Yoshiyuki Tomino est injustement meconnu en France, alors que c'est la personne qui a revolutionne l'animation japonaise en la faisant passer beaucoup plus adulte. Gundam, c'est lui!
Cela etant, a mes yeux, son meilleur travail, c'est Ideon (mais il faut dire aussi que je prefere le Space Opera aux trucs trop realistes)
Dur d'en parler bien sans spoiler, une partie du texte qui suit est repris d'une discussion sur le net de la part d'un fan qui a fait un boulot admirable (et puis j'ai la flemme d'ecrire). Comme ca remonte a dix ans au moins, et que je n'ai aucun souvenir du forum ou ca avait ete poste, si l'auteur d'une partie de ce texte se reconnait, qu'il se manifeste.

L'histoire de la legende du geant Ideon (parce que c'est ce que ca veut dire) se deroule dans le futur; l'humanite a commence a coloniser d'autres planetes et c'est tout naturellement que nous voyons des archeologues faire des recherches sur l'une d'entre elles, la planete Solo. Ils trouvent alors le geant Ideon, une sorte de robot de haute technologie avec plusieurs autres appareils. Apres six mois de restauration, ils arrivent a le faire bouger. C'est alors qu'arrivent les Buff clan, une race extra-terrestre voulant a tout prix l'Ideon. Pour les Buff clan, ce dernier est un dieu geant, dont la venue est annoncee dans une legende, legende qui connait deux fins alternatives: l'une bonne l'autre mauvaise.
Karala Ajiba la fille du chef de l'armée Buff clan, en voulant partir en reconaissance sur la planete ou se trouvent les aliens (c-a-d dire les humains, chaque camp qualifiant l'autre logiquement d'ET), se retrouve embarquee avec eux dans leur fuite, a bord du solo ship, vaisseau qui transporte l'Ideon.
Le navire et son equipage vont ainsi fuir de planete en planete, traques par les Buff clan. Ils devront se defendre avec l'Ideon pilote par plusieurs membres de l'equipage dont principalement le heros Cosmo Yuuki (et son hallucinante coupe afro :) )

Justement a propos des pilotes, ceux-ci ne prennent pas juste les commandes de l'appareil bien qu'il se commande comme une simple machine, ils ont la capacite d'activer sa puissance, capacite qui n'est pas a la portee de tous, en fait seuls les plus jeunes peuvent le faire. C'est pourquoi Ideon n'est pilote que par des adolescents.
Le fameux pouvoir de l'Ideon est appelee ide et interprete comme une representation de l'id de Freud qui n'est autre que le ca de sa theorie psychanalytique. C'est pour cela que l'Ideon ne montre son pouvoir qu'aux jeunes, il ne sont pas encore entierement avilis par le surmoi, en fait plus la personne est jeune plus l'Ideon sera en "mode puissance infinie", particulierement en la presence de Paper Lu (un nouveau né) et du bébé dans le ventre de Karala.
Durant toute l'histoire, on voit que l'Ideon se manifeste a certains personnages comme Cosmo, a un plan bien particulier et une destinée pour les etres vivants, totalement independante de ces derniers, et c'est pour cela qu'il les pousse a se battre les uns les autres en agissant sur leur inconscient.

Tout comme Gundam, Tomino a ete censure dans sa lancee pour son scenario trop novateur et choquant, ainsi la serie qui devait comporter a l'origine 43 episodes n'en fera que 39. Elle sera suivie par deux films.

Ideon et Evangelion
Je ne vous raconte pas la fin en details mais c'est la plus "ultime" jamais vue dans un DA japonais, dont Hideaki Anno s'est tres fortement inspire pour Evangelion. Anno ne s'est d'ailleurs jamais cache d'avoir ete fortement influence par Ideon pour la creation d'Eva. La fin allait forcement etre "extreme" et c'est ce qui c'est passe.
Le dernier episode de la serie n'a aucun interet, il faut l'oublier, et meme eviter de le visionner. Il est suivi d'un film qui resume la serie jusqu'a l'avant-dernier episode (comme Eva), dont on peut se passer si on a vu la serie avant, et enfin d'un "vrai" film qui reprend la fin telle qu'on aurait du la voir, un chef d'oeuvre absolu (la, c'est pas le cas d'Eva mais bon ).

D'ailleurs, certaines scènes de "The End Of Evangelion" sont plus ou moins reprises de "Be Invoked" (le film conclusif d'Ideon) en guise d'hommage. Lorsque "Be Invoked" sortit sur les ecrans (en 1982), il defraya la chronique pour ses sequences d'une grande violence. Impossible de ne pas faire le rapprochement avec "The End Of Evangelion", qui en fait encore plus en rajoutant du sexe. Le film reussit ce qu'avait fait son predecesseur. Il est choquant, meme pour 1997 (quand je repense a la scene ou Shinji se masturbe sur une Asuka a moitie morte sur son lit d'hopital, ca me met mal a l'aise).
Les eva sont des "etres" au potentiel infini ou presque, dont le fonctionnement, les buts, l'existence depassent completement le pilote et ceux qui s'en servent. C'etait deja le cas dans Ideon. Avant Eva il y avait deja eu le coup du robot qui bougeait tout seul, la on a le robot qui se rebelle contre ses utilisateurs. Idem dans Ideon.

Sinon on retrouve le concept "qu'est-ce que le moi", et "que vaut le moi si je suis le seul". La Complementarite, c'est faire disparaitre les entites individuelles = une reflexion sur le rapport a l'autre.
La seule grosse difference entre Ideon et Eva, c'est que le 1er fait completement space opera, avec beaucoup d'action, auquel on a ajoute des apports philosophiques. Eva c'est avant tout le cote introspection/reflexion qui prime, et sur Terre dans un environnement realiste, et quasiment contemporain.
Ce n'est pas vraiment representatif, mais j'aurais tendance a dire qu'Ideon serait une sorte de mix Gundam (1ere serie) + Eva + Star Trek.
Bien sur, Eva aussi est un gros morceau de l'animation japonaise, mais quand on a vu Ideon avant, on relativise beaucoup plus le cote soi-disant revolutionnaire de l'anime de Anno!!

Pour resumer (parce que ca commence a faire beaucoup), Ideon est un chef d'oeuvre du space opera, absolument pas "creux" (mais les series de Tomino le sont rarement de toutes facons, enfin a cette epoque, avant qu'il ne devienne gateux...), et honnetement a la fin du film conclusif je suis reste comme un con devant l'ecran, completement subjuge.
Certes, la serie est parfois (beaucoup?) un peu lourde car redondante. Mais se contenter du 1er film a la place, c'est quand meme sauter allegremment nombre d'evenements. Et puis faut dire ce qui est, mais c'est moche. Si les films sont corrects, la serie est parfois vraiment immonde graphiquement parlant.
Musicalement, l'OST de la serie est moyenne, mais celle des films est somptueuse.

Ideon, a ma connaissance, n'a jamais ete traduit officiellement hors du Japon (on a des fansubs anglais et italiens, mais cela n'a rien de legal bien sur...); alors que c'est un anime tres important dans l'histoire de la japanimation. Meme si, au Japon non plus, il n'a jamais ete un DA tres populaire (etre arrive juste apres Gundam n'a pas aide non plus), bien que beneficiant d'une bonne critique.
Regardez au moins les films (meme si le 1er pourra paraitre incomprehensible par moments, tellement il est ultra-condense).


Plutot que l'opening (qui n'est vraiment pas representatif), je vous ai mis un clip realise avec l'ending de la serie et des images des films

mardi 1 août 2017

Love City

Titre original:Ai City
Annee: 1986
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Shuho Itahashi
Fraud est une gigantesque société qui est devenue omnipotente en découvrant le moyen de développer les pouvoirs psychiques des hommes en manipulant leurs gènes. Elle a créé ainsi des clones et des surhommes dont la puissance est mesurée par un affichage frontal. Malgré tout, elle a subi quelques échecs et Kay est l'un d'eux. N'ayant jamais pu dépasser le cinquième niveau sur l'échelle des pouvoirs, il se contente de son poste à l'entretien, jusqu'au moment où il découvre une jeune fille, , qu'il prend pour son propre enfant. Résolu à lui éviter toutes les expériences qu'il a vécues, il décide de s'échapper avec elle. Dans sa fuite, il rencontrera Raïden, un ancien policier devenu détective privé et ensemble, ils devront affronter leur poursuivant, Fraud semblant très désireuse de retrouver la jeune fille.  


Plutot une belle surprise. Encore un anime relativement oublie qui meritait qu'on parle de lui.
Si Ai City est un peu bancal niveau scenario, il se rattrape sur le reste. Beau, superbe parfois meme, bien anime, action non-stop tres dynamique et bien mise en scene, et bande-son de qualite (c'est le gars qui a compose les OST de Nadia, KOR, ou Evangelion entre autres) font qu'on est parti pour 1h30 de pur divertissement, mais qui scotche a l'ecran.

J'ai particulierement apprecie certains effets graphiques, ainsi que la choregraphie de certaines scenes de combat, visuellement impeccables.

Maintenant bon, comme je le disais au debut, si les persos sont acceptables, l'histoire en elle-meme n'a rien de bien original, a moins qu'elle ne soit simplement mal exploitee, car on sent un reel potentiel derriere. Ai City est en effet tire d'un manga, il est possible que ce dernier soit autrement plus detaille. On n'a clairement pas le niveau d'un Megazone 23 par exemple (soyons humains et n'osons pas le comparer a Akira).
Mais ce n'etait sans doute pas le but premier des auteurs de l'anime, on est avant tout devant un OVA d'action fait pour en mettre plein les mirettes, et de ce point de vue-la, il est inattaquable. Notons d'ailleurs qu'il fut meme diffuse au cinema!
Derniere anecdote: les heros sont accompagnes d'un chat tout le long du film, dont le design fait furieusement penser a celui de la serie Urashiman!


Le theme principal (sert d'opening et ending a la fois)

samedi 29 juillet 2017

DA coreens

(article initialement publie le 15 Septembre 2010)

Durant les annees 70-80, les Coreens ont pondu moult films d'animation, reprenant honteusement des modeles japonais. Taekwon V est le plus connu, car ayant ete le premier Super Robot, mais il y en a eu beaucoup d'autres par la suite. Petit florilege:

Taekwon V, plagiat de Mazinger Z

 Super Mazinga 3, melange de Mazinger et Trider G7

Mazinger X (sic), plagiat de Grendizer!!

Iron Man 007, plagiat de Gatchaman

 Space Gundam V (!!!!!!!!!), plagiat de Macross

Le Chevalier Noir du Cosmos, le heros a le costume de Char Aznable et la tete d'Amuro Rei! Tout fan de Gundam va crier a l'heresie

Mais on a eu aussi une belle fusion entre Captain Harlock et Captain Future (sous le titre "Le Borgne de l'Espace" je crois).


Pour le plaisir, le generique de Mazinger X


Vous allez vous demander comment c'est possible. Comment les Japonais ont-ils pu laisser faire ca? C'est assez simple en fait.
Les Coreens vouaient une haine feroce bien comprehensible aux Japonais qui, durant la 2de Guerre Mondiale, n'avaient rien a envier aux Nazis question cruaute. Apres la Guerre et durant les decennies qui ont suivi (c'est nettement moins le cas chez les jeunes aujourd'hui, bien que cela reste vivace), il etait tout simplement interdit d'importer des produits culturels nippons (il y en aura quand meme, mais de maniere non-officielle). Il n'empeche que les Japonais faisaient sous-traiter leurs anime la-bas. Plutot que de s'embeter a creer des DA entierement originaux, les Coreens ont recupere le materiel (cellulos, etc) pour fabriquer des films a leur sauce... L'export etant en theorie absolument interdit (dans la pratique, quelques films seront arrives aux USA en VHS, puis meme en France; fouillez dans les magasins d'occase, vous en trouverez surement sous le titre "les Justiciers de l'Univers" "les Protecteurs de la Terre" "le Capitaine Cosmos" etc), les Japonais ont laisse faire.

Point de vue interet, c'est proche du zero pointe (allez faire un tour sur Nanarland, ils en ont chronique quelques-uns). Une realisation absolument infamissime, des histoires pourries, des persos avec la meme profondeur psychologique que Dora l'Exploratrice...
Comme on me l'avait dit un jour sur un forum, en fait les DA coreens de cette epoque possedent toutes les tares dont on affublait les DA japonais en France autrefois... sauf que cette fois, c'est vrai!!!

Arrive aux annees 90, on a droit a des trucs plus originaux, meme si ca sent toujours l'inspiration japonaise a 15 km.

Lazenca (dont le robot ressemble quand meme pas mal a du Dunbine)


Hamos

Ce qui est genant dans l'histoire, c'est que le grand public coreen ignorait TOTALEMENT que ses heros preferes n'etaient qu'une infame copie n'arrivant meme pas au petit doigt de pied de leurs modeles; pire encore, des modeles japonais, l'ennemi de toujours!
Certains etudiants coreens debarques au Japon, ayant decouvert l'animation japonaise, se sont mis a crier au plagiat alors que c'etait le contraire!
Aujourd'hui encore, meme en connaissance de cause, un certain nombre de Coreens considerent Taekwon V comme superieur a Mazinger Z, et le robot est toujours assez populaire.

mardi 25 juillet 2017

Defis de l'Histoire

(article initialement publie le 11 Septembre 2009)
 
La dernière série de l'auteur, qui est d'ailleurs la plus récente des séries de LDVEH Gallimard (1997). Elle est étrangement signée non pas J.H Brennan mais Herbie Brennan. Enfin, il suffit de lire un seul paragraphe pour reconnaître son style entre mille. Alors que les autres LDVEH jouent à fond la carte de la pure distraction, les Défis de l'Histoire ont une vocation pseudo-éducative. Non, ne partez pas !! Ils n'en sont pas inintéressants pour autant ! L'idée est d'envoyer le lecteur à différents moments de l'histoire de l'humanité, et de lui faire rencontrer certains personnages historiques, tout en lui enseignant certains aspects sur la vie de l'epoque. J'avoue avoir appris des trucs sur Caligula, la Sparte antique, et sur la lecture des hiéroglyphes égyptiens. Le système de jeu quant à lui, est proche de celui de La Quête du Graal, bien que les combats ne soient pas le pivot central de la série.

L'humour est bien sûr toujours omniprésent (Zeus/Jupiter est considéré comme le PDG du mont Olympe...)
Une série qui est loin d'être dénuée d'intérêt, mais qui reste quand même largement en-deçà de Loup*Ardent et de La Quête du Graal. De par son style d'écriture, elle est aussi à réserver aux plus jeunes.



Résumé :
Il arrive, parfois, que l'on fasse des paris stupides : celui, par exemple, de passer la nuit dans le sarcophage du pharaon Nectanebo II, dans un musée. C'est ainsi que vous vous êtes retrouvé au coeur de l'Ancienne Egypte devant le pharaon lui-même. Lui seul possède le pouvoir de vous faire regagner votre époque, mais à la condition que vous découvriez pour lui la chambre secrète renfermant les trésors des anciens pharaons. Nombreux seront les pièges que vous devrez déjouer, les énigmes que vous devrez résoudre grâce à votre science des hiéroglyphes, les adversaires que vous devrez affronter et vaincre pour ne pas errer, à jamais, au plus profond des pyramides...

Avis :
Quelle bonne surprise ! J'étais un peu méfiant vis-à-vis d'une série à but éducatif, pourtant l'aventure fut assez intéressante. Celle-ci n'est pas très difficile, elle vous demandera juste de vous mettre un peu aux hiéroglyphes. Une fois mémorisé ceux-ci, vous pourrez ensuite briller en société, merci M. Brennan. De plus, les différents résumés historiques qui parsèment le livre vous apprendront plein de choses.

A noter qu'il y a 2 fins possibles, l'une des deux ne demandant que 3 paragraphes pour cela !! Enfin, c'est assez particulier puisqu'il s'agit juste de renoncer à l'aventure...
« Dans quelques années vous terminerez vos études et trouverez un travail sérieux. Puis vous vous marierez, et vous aurez 2,4 enfants, si l'on en croit les statistiques. Enfin vous prendrez votre retraite dans une jolie maison à la campagne avant, beaucoup plus tard, de mourir de vieillesse. En fait l'existence la plus ennuyeuse jamais décrite dans un livre d'aventures. » Du jamais vu dans un LDVEH n'est-ce pas ?

Note : 6/10


Résumé :
Auriez-vous jamais pensé que votre goût pour les glaces italiennes vous attirerait autant d'ennuis ? Qui aurait cru que cette femme au regard halluciné que vous venez de rencontrer n'était autre que la véritable Sibylle ? Vous seriez-vous jamais douté qu'un simple « oui » prononcé un peu hâtivement allait vous plonger dans l'aventure la plus terrifiante de votre vie ?
Une mystérieuse divinité va vous faire remonter le temps pour vous charger d'une mission extraordinaire : changer le cours de l'Histoire ! Vous allez vous retrouver en pleine Rome antique et vous participerez aux jeux du cirque, seul contre de cruels gladiateurs. Il vous faudra également échapper à l'éruption du Vésuve qui s'apprête à anéantir Pompéi, mais surtout vous mesurer à l'empereur resté à jamais célèbre pour sa folie sanguinaire... Caligula !


Avis :
Le plus varié et abouti des 4 ouvrages de la série. Les lieux visités sont assez nombreux, et l'aventure très bien ficelée. On apprend là encore une foule de choses, surtout sur Caligula et le cirque, qui est certes un peu moins drôle que l'image qui en est donnée dans Astérix... Les combats seront d'ailleurs plus nombreux et délicats dans cet épisode que dans les autres, entre autres car vous n'êtes pas un guerrier. Sans parler de l'équipement... « (Votre adversaire) est équipé d'une épée en acier véritable (+5), alors que votre petite épée de bois à la Mickey Mouse inflige tout juste ½ point de blessure supplémentaire. » Comme vous le voyez, Brennan ne perd rien de son humour...

Note : 7/10


Résumé :
Les vacances... la Grèce... tout avait été si bien prévu dans ce voyage organisé ! Sauf votre rencontre avec Zeus, au pied du mont Olympe, qui n'attendait que vous pour vous offrir un voyage, tout à fait imprévu celui-là, dans la Grèce Antique. Et dans un but bien précis : arrêter le plus redoutable des conflits ayant secoué le monde de cette époque, la guerre de Troie. Bravant les dangers qui vous guettent dans la rude ville de Sparte, risquant de perdre la raison en consultant l'oracle de Delphes, combattant aux côtés d'Achille, vous méfiant des ruses des dieux et des déesses, parviendrez-vous, avec le courage, la force et la perspicacité qui vous caractérisent, à modifier le cours de l'Histoire ?

Avis :
Second essai de Brennan en terre grecque, après le 4ème Quête du Graal. Et bien ma foi, ce livre est plutôt sympathique, et vous apprendra diverses choses sur Sparte. Les Dieux de l'Olympe y sont décrits dans un ton typiquement Brennanien... Rien de spécial à ajouter.

Note : 6/10


Résumé :
En l'an 1519 - de l'ère chrétienne -, l'empire aztèque du terrible Moctezuma II vacille sous l'assaut des envahisseurs venus de l'Est. Des milliers d'êtres humains sont massacrés. La population, terrorisée, fuit le carnage. On annonce déjà la fin du monde... Votre famille, de pauvres paysans de Tlaxcala, s'est ralliée aux envahisseurs dans l'espoir de renverser la tyrannie aztèque. Mais vous-même avez été capturé et, à présent, vos jours sont comptés. Moctezuma II a en effet décrété que seul un sacrifice humain pourrait arrêter la brutale invasion et... c'est vous qui avez été désigné comme victime ! Si vous réussissez à vous évader, échapperez-vous aux prêtres qui vous traqueront dans les ruines de la cité terrifiante et parviendrez-vous à retrouver votre famille ?

Avis :
Un livre un peu plus sombre que les autres (bon, ça reste du Brennan hein !!), du fait de sa localisation et de son ambiance. La civilisation aztèque étant particulièrement violente... Ici, vous êtes sous le règne de Moctezuma II, qui fut à l'origine de milliers de sacrifices humains. Contrairement aux autres livres, vous n'incarnez pas un personnage projeté dans le passé, mais directement celui-ci à son époque. Qui répond au nom ridicule de Colibri (on notera le clin d'oeil à la Quête du Graal, le dernier paragraphe se nommant Le Triomphe de Colibri (tous les Quête du Graal se terminant par Le Triomphe de Pip)). De plus, pour rester dans un côté pas très drôle, avec le recul nous savons ce que sont devenus les différents peuples du continent américain après l'arrivée des Européens ; la fin du livre rappelant d'ailleurs ce passage pessimiste de l'Histoire.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n'ai pas vraiment accroché à ce volume. Un livre qui devrait néanmoins plaire aux fans des Mystérieuses Cités d'Or.

Note : 5/10

jeudi 20 juillet 2017

Space Squad Gavan VS Dekaranger


Cela fait deja 5 ans que Gavan Type G (le successeur du Gavan originel donc) accumule les apparitions dans des films (ainsi que 2-3 cameos dans divers toku), mais toujours pas de serie consacree a l'horizon :(

Pour 2017, nous allons donc le retrouver, mais cette fois en cross-over avec les Dekaranger, la serie sentai de 2004 (et certains acteurs n'ont pas super bien vieilli je trouve...) Gavan est un Space Sheriff, quoi de plus normal que de le voir en compagnie de policiers? Bon ok, les Dekaranger sont une police d'un genre tres particulier... Cela etant, on ne les verra quasiment pas combattre ni l'un contre l'autre ni en tant qu'allies. S'ils menent l'enquete ensemble, lors du combat final, ce sera Gavan contre son adversaire, et les Dekaranger contre le leur.

On n'en reste pas la niveau cross-over, vu que le mechant principal de ce film est Madgillan, tout droit debarque de la serie Jaspion! (et Satangos est la aussi, enfin ce qu'il en reste...) Bon, c'est pas le vrai Madgillan, mais un gars qui a copie son armure. Je vous le dis tout de suite, on ne verra pas Jaspion dans ce long metrage (mais il sera cite, et le lien entretenu avec Gavan est... surprenant!).

Je sens la question vous bruler les levres: qu'en est-il de Kenji Oba? Et bien il dispose d'un petit role dans le film, et on le voit meme se battre en armure... 3 secondes. Pas plus, faut pas deconner, sinon jamais Gavan Type G ne pourra vraiment reprendre le flambeau.

Il y aura surement des suites vu que le Big mechant est a peine evoque (on sait juste qu'il se nomme Fumein, on ne le voit meme pas!)


Dans l'ensemble j'ai trouve le tout correct, sans plus. Bien plus digeste que ces enormes cross-over avec des centaines de heros, on reste quand meme un peu sur sa faim. Et il y a peut-etre une scene qu'il aurait ete utile de grandement raccourcir ou tout du moins adoucir (une scene de torture)
Les musiques sont souvent tres bien, mais beaucoup sont reprises de Gavan, donc c'est un peu normal.

Petite anecdote: les auteurs ont meme trouve le moyen de citer Akibaranger a un moment du film! :)

Ca n'est pas le meilleur film ou apparait Gavan Junior, mais si vous etes fan de la franchise, ca se regarde plaisamment.

La bande-annonce

mardi 18 juillet 2017

Epouvante

(article initialement publie le 25 Aout 2010)
Une « série » qui n'a de telle que le nom, puisqu'elle ne comporte que 2 volumes... Le titre lui aussi est trompeur, l'humour étant présent à chaque paragraphe! (Dracula qui tombe par hasard sur un volume de La Quête du Graal dans sa bibliothèque, ou la recette du soufflé au rat, ou les graffitis sur les murs des toilettes...) Brennan a cette fois choisi d'utiliser deux mythes de la littérature/cinéma fantastique, à savoir Dracula et le Monstre de Frankenstein. L'originalité de cette série réside dans le fait que vous pouvez décider d'incarner ou l'horrible créature ou son ennemi juré (respectivement Dracula et Jonathan Harker ; le Monstre et le Baron Viktor Frankenstein), sachant que le premier héritera des numéros de paragraphe impairs, et le second des numéros pairs (on peut donc mourir soit au 13 soit au 14) Par ailleurs, tous les lieux visités sont décrits en détail avant de commencer l'aventure.

Pas de plans, pas de magie, et un système de combat un poil plus complexe que celui de La Quête du Graal (bien moins que Loup*Ardent tout de meme !(heureusement))
Maintenant, et c'est la où le bas blesse, autant Le Château de Dracula est une réussite, autant Frankenstein le Maudit est complètement raté.
Dommage ! Le premier est tout de même vivement conseillé.


Résumé :
Un jeune et intrépide clerc de notaire, Jonathan Harker, s'introduit dans une sinistre forteresse perdue au fin fond de la Transylvanie, dans laquelle le Comte Dracula passe ses nuits à s'abreuver du sang des innocents qu'il égorge. Harker survivra-t-il aux pièges machiavéliques que lui tend un ennemi vieux de plusieurs siècles ? L'aristocrate assoiffé de sang ajoutera-t-il une nouvelle victime à son tableau de chasse ? VOUS seul pourrez en décider car, dans cette aventure infernale, vous êtes libre de choisir le personnage que vous souhaitez incarner : le chasseur de vampires ou son ennemi mortel, le comte vampire en personne !

Avis :
Pour une étrange raison, si Dracula peut être au choix incarné par le joueur ou par le livre, Jonathan Harker n'est disponible que comme joueur. En effet, si vous prenez Dracula, votre ennemi sera Van Helsing (Harker ayant été tué la veille) Enfin, cela n'a pas grande importance.
Les deux aventures sont intéressantes, néanmoins celle de Harker vous permettra de visiter davantage de lieux, bien qu'en nombre de paragraphes, elle soit beaucoup plus courte. En contre-partie, celle de Dracula a un scénario plus passionnant (plus difficile aussi). Il est néanmoins bien dur d'être effrayé par le personnage, l'humour étant archi-présent (on ne pourra par moments s'empêcher de penser à la parodie cinéma avec Leslie Nielsen). Sans parler de certains jeux de mots... euh, spéciaux... (« La plus belle, c'est Marie. Elle a de la veine »)

Le château est bien sur truffé de portes secrètes, et Brennan réutilise le système qu'il avait introduit dans le volume 7 de La Quête du Graal. Là aussi, on est plus tenté de tricher qu'autre chose, dommage.
Une réussite, et un vrai régal dans le genre parodie !

Note : 8/10


Résumé :
Le monstre du baron Viktor Frankenstein - une hideuse créature fabriquée à partir de cadavres humains - s'est échappée du souterrain où son maître le retenait prisonnier. Il erre à présent dans les vastes déserts de l'Arctique qu'il a réussi à atteindre en s'embarquant sur un navire. Une lutte sans merci s'engage alors entre le monstre épris de liberté et le savant fou qui s'est promis de rattraper et d'abattre l'être terrifiant qu'il a crée.
Dans cette aventure infernale, VOUS pouvez choisir le personnage que vous voulez incarnez : le monstre ou son maître. Dans l'un et l'autre cas, sachez que la mort vous guette...

Avis :
Ah là là... Ca me fait du mal de le reconnaître, mais Brennan s'est complètement planté sur ce coup-là. La raison ? Toute l'aventure se passe dans le désert arctique, dans le brouillard et la neige. Vous errez durant la moitie du livre ! « Vous pouvez aller vers le nord, rendez-vous au 3 ; vers le sud, rendez-vous au 5 ; vers l'ouest, rendez-vous au 9 ; vers l'est, rendez-vous au 7. » Voilà ce que vous relirez très souvent tout au long de l'aventure ! On finit par abandonner, perdu et lassé... C'est d'autant plus dommage que l'autre partie du livre est plutôt pas mal.

Comme dans Le Château de Dracula, l'humour est omniprésent, particulièrement si vous jouez le rôle du monstre (qui n'est pas sans faire rappeler ce dernier version Croque-Monstres Show, dont doivent se rappeler ceux qui sont de l'époque Recré A2). On notera aussi un clin d'oeil à Loup*Ardent, dont le vrai nom est Xandine ; durant cette aventure, vous pourrez atteindre la cité perdue de... Xanthine ! Malheureusement, cela ne réussit evidemment pas à rattraper le reste.
Un beau gâchis.

Note : 4/10 (pour les fans de Brennan, 2 pour les autres)

Loup*Ardent

(article initialement publie le 10 Juillet 2010)
Loup*Ardent est la première série de LDVEH écrite par J.H Brennan, et une série unique en son genre, bien plus proche d'un roman classique que d'un livre-jeu à la Défis Fantastiques ou Quête du Graal. Quatre raisons à cela :
-les paragraphes sont extrêmement longs. Alors que d'habitude, dans les LDVEH, un paragraphe n'excède jamais une page et demi (la moyenne dépassant rarement les ¾ de page), ici il en dure facilement 2, 3, 4, 5... voire plus !! Cela permet de davantage s'attarder sur l'histoire, l'environnement, ou la psychologie des personnages (ce point, il faut l'avouer, n'étant pas vraiment le point fort des LDVEH). On en perd parfois l'impression d'être dans un jeu.
-le style littéraire est beaucoup plus recherché que dans la plupart des autres livres
-on parle du héros, qui se nomme Loup*Ardent (l'astérisque remplace un son guttural barbare), à la 3ème personne, et non pas à la 2ème, comme dans toutes les autres séries. (Exemple : au lieu de lire « Vous vous dirigez à droite », on lit « Loup*Ardent se dirige à droite » ) Il en découle ainsi une certaine distanciation entre le lecteur et le personnage. Certes, la vie (ou la mort) de Loup*Ardent dépend de vos choix (et de la chance aussi), mais vous n'agirez pas si souvent que ça. On a plutôt la sensation que le lecteur accompagne Loup*Ardent, le guide lorsque besoin est, plus qu'il ne l'incarne.
-l'ambiance sombre et adulte. Il s'agit d'ailleurs de la seule et unique série de LDVEH avec des passages érotiques. Plus d'une fois, notre héros aura la possibilité de partager la couche d'une (voire plusieurs simultanément!!!) personnages féminins, ce qui pourra même à l'occasion lui être fatal... Des le début d'ailleurs, dans la présentation de Loup*Ardent, on apprend qu'il s'est fait bannir de son village natal pour avoir fricoté avec la fille du chef de la tribu...

Loup*Ardent (le personnage) est loin d'être un héros ordinaire. Enfant abandonné adopté par un village de Barbares, puis contraint à l'exil, il découvrira qu'il est en fait le fils d'un puissant sorcier, ce qui le conduira à devoir pratiquer lui aussi la magie... qu'il a en horreur !! Il se retrouvera donc sans cesse tiraillé entre son rejet de la sorcellerie et l'obligation qu'il a de l'utiliser. C'est un personnage ambigu, qui est à la fois Barbare et Sorcier, deux types bien différents. Par ailleurs, il n'a rien du héros invincible auquel on pourrait s'attendre. Il se fera capturer, torturer, errera seul dans le désert plus mort que vif...
Les 4 volumes de la série se déroulent sur 10 ans, sachant que les 2 premiers et les 2 derniers se suivent, avec une pause d'une décennie au milieu, durant laquelle Loup*Ardent, entre autres, se fiancera. Quant à l'épilogue final, il va jusqu'à nous raconter son décès à un age avancé, avec un résumé succinct de ce qui s'est passé après le dernier volume. Ce passage conclusif me prend a la gorge a chaque fois.

Par ailleurs, cette série inaugurera certains concepts de La Quête du Graal comme les plans, les messages codés, le paragraphe unique de mort (non pas le 14 ici mais le 13), la magie, et bien entendu l'épée parlante !! Mais là où E.J était une alliée sympathique, Exterminator, le glaive-démon de Loup*Ardent, inspire plutôt la peur et le dégoût...
Exterminator est une épée de couleur noire, indestructible, et qui renferme l'esprit du démon Lucifuge Rofocal. Loup*Ardent se retrouve, bien malgré lui, lié par une malédiction à cette épée maudite (la référence à Stormbringer et la saga d'Elric de Moorcock est évidente), certes arme incomparable, mais qui vide son possesseur de sa substance vitale, et qui ne cesse de réclamer du sang. Loup*Ardent se retrouve donc obligé de tuer, Exterminator lui transmettant une partie de l'énergie des ennemis vaincus en contre-partie.
Du fait de l'univers en présence, la série Loup*Ardent ne peut évidemment pas faire preuve d'autant d'humour que dans les autres oeuvres de Brennan. Pourtant, celui-ci est tout de même loin d'être absent, même s'il est beaucoup plus discret.

Enfin, un mot sur le système de jeu, qui est sans doute le point faible de la série. Loup*Ardent est bien plus proche d'un Jeu de Rôle que d'un LDVEH. Les caractéristiques sont nombreuses et variées (Force, Rapidité, Courage, Magnétisme, Endurance, Chance, Séduction, Habileté... Ouf !! Quand on pense que les autres séries se contentent principalement d'Endurance et Habileté...), PLUS les POINTS DE VIE, PLUS le Pouvoir (pour la magie)... Et se comptent en pourcentages !! Oui, vous avez bien lu, préparez la calculatrice !! Par ailleurs, les combats sont EFFROYABLEMENT longs, car les POINTS DE VIE se comptabilisent en centaines... Résultat, on triche et on passe les combats.

Loup*Ardent est une série vraiment extraordinaire, qui se différencie grandement des autres LDVEH par son côté roman et adulte, malgré une légère baisse de niveau scénaristique à un moment. Le premier volume est en tous cas un chef-d'oeuvre.


Résumé :
Chassé de son village, Loup*Ardent le Barbare a été recueilli par un vieil ermite, alors qu'il allait mourir de soif au milieu du désert. Pour prix de son aide, le vieil homme lui demande de délivrer sa fille retenue prisonnière à Belgardium, une ville du royaume du Harn. Une mission qui va se révéler d'un péril extrême, car Loup*Ardent va être amené à affronter la mystérieuse et redoutable Horde des Démons.

Avis :
Le premier épisode, qui est aussi le meilleur; le mieux écrit aussi. Toutes les bases du scénario seront posées ici. Loup*Ardent va voir du pays !! Le désert, puis sa rencontre avec Exterminator, le château sous le charme du Verrou Temporel où son passé lui sera révélé, les Cryptes qui lui serviront d'initiation à la sorcellerie, et enfin la ville ravagée de Belgardium où il fera connaissance avec la Horde et le Prince des Démons. Le livre n'est pas trop difficile, si l'on excepte la longueur des combats...
Cerise sur le gâteau, une magnifique illustration de couverture !
Chaudement recommandé !

Note : 9/10


Résumé :
De son père, Loup*Ardent le Barbare a hérité non seulement du titre de Seigneur Xandine, mais aussi de pouvoirs de Sorcier. Dans le Royaume du Harn, en proie à la terreur inspirée par une imminente invasion de la Horde des Démons que seul il pourrait empêcher, Loup*Ardent doit affronter les monstres et les pièges diaboliques des Cryptes de la Terreur. C'est à ce prix, seulement, qu'il pourra vaincre la Horde.

Avis :
Le livre reprend directement là où le premier volume s'était arrêté. Loup*Ardent va devoir maintenant se rendre à Pélimandar, la capitale du royaume, où il devra encore une fois subir une épreuve initiatique dans les Cryptes (au choix de la Guilde des Alchimistes ou de celle des Nécromanciens). Puis il tentera de tirer le Roi Voltar de son sommeil magique qui dure depuis 2 siècles. Un passage particulièrement comique vous attend si vous décidez d'emprunter les voies officielles... Enfin, il embarquera à bord d'une nef volante à la recherche du Prince Ragnok, responsable des agissements récents de la Horde.
Un peu en-dessous du premier numéro à tous niveaux, ce volume souffre d'un défaut gênant, les caractéristiques des adversaires qui sont à peine indiquées. Le pire étant l'ennemi final, Ragnok, dont on ne connaît même pas le nombre de POINTS DE VIE !!! Est-ce dû à une erreur de la VF ou bien était-ce déjà le cas à l'origine, je l'ignore.
N'en reste pas moins interessant.

Note : 6/10


Résumé :
La mort tragique du roi Voltar a bouleversé le royaume du Harn, qui se retrouve sans protecteur. Loup*Ardent, maintenant membre du Conseil de Régence, comprend qu'un terme vient d'être mis à dix années de paix, et que la Horde des Démons a repris son oeuvre de destruction. Seul le talisman magique, connu sous le nom d'Orbe d'Or de Chakran Dis, peut anéantir à tout jamais la Horde redoutable. Mais pour le découvrir, Loup*Ardent devra aller à l'extrême limite de son habileté, de sa force, et de ses pouvoirs.

Avis :
Dix années se sont écoulées depuis Les Cryptes de la Terreur, durant lesquelles Loup*Ardent a beaucoup changé... L'ex-Barbare est devenu un Noble participant activement à la vie politique et économique du Harn, proche du Roi et respecté de tous. Il vient par ailleurs de se fiancer avec la jeune Freya, la fille d'Olric, Second du Roi. Il n'a jamais eu à se battre durant tout ce temps, malgré la présence d'Exterminator. Le royaume est en paix, protégé par un champ de forces magique, jusqu'à ce que Voltar vienne à être assassiné... Il est temps pour Loup*Ardent de reprendre les armes ! La série connaît un regain d'intérêt après un volume 2 un peu faiblard, bien qu'on soit toujours en-dessous du premier épisode. La fin est par ailleurs assez décevante. Le coup du talisman qui permet d'exterminer toute la Horde d'un seul coup, bof...
Un passage néanmoins fera plaisir aux fans de Dragon Ball Z, la transformation de Loup*Ardent en Super Saiya.! Je n'invente rien ! Jugez par vous-même « Loup*Ardent se rend soudain compte qu'il est environné d'une douce lumière dorée(...) Son corps, toujours musclé, est encore plus puissant qu'avant(...) Une boucle de cheveux retombe sur son front, et il constate que sa chevelure aussi a changé : il est devenu blond, d'une belle teinte dorée » Akira Toriyama aurait-il lu J.H Brennan ?

Le livre est plus difficile que les 2 précédents, mais des indices vous sont fournis à la fin de l'ouvrage.

Note : 7/10


Résumé :
La Horde des Démons a été exterminée. Cependant, le Harn n'en connaît pas pour autant la tranquillité : en effet, des personnages parmi les plus importants du royaume disparaissent mystérieusement. Trop occupé par les préparatifs de son mariage, Loup*Ardent ne s'en inquiète pas, jusqu'au jour où sa jeune femme disparaît à son tour. C'est alors que Loup*Ardent comprend qu'il va devoir livrer un ultime et formidable combat contre ceux qui avaient crée les créatures de la Horde : les Maîtres du Mal.

Avis :
Suite et fin des aventures de Loup*Ardent. On découvre alors que ceux qui avaient donné naissance à la Horde il y a des milliers d'années sont toujours en vie... Ce dernier épisode ramènera notre héros dans des lieux visités lors du premier livre. Certes, cela sent un peu le réchauffé mais bon, l'histoire est suffisamment prenante pour faire abstraction de ce détail. La qualité générale de ce volume dépasse les numéros 2 et 3. Sous certains aspects, ce volume se rapproche d'une ambiance Quête du Graal pas désagréable du tout, tant par la structure des paragraphes que par les rencontres, plans, ou énigmes. Il sera aussi fait question de Plan Astral et de Royaume des Fées... (sans rapport avec les lieux homonymes de La Quête du Graal) Sans parler de la Foret de Briséliande (bonjour l'ambiance celtique !) Il était néanmoins temps pour Brennan de mettre fin à la série, au risque que Loup*Ardent en perde ce qui faisait son charme. Il s'agit sans doute du volume le plus difficile des quatre, mais là encore une aide vous sera offerte à la fin du livre.

La fin donne une vraie conclusion au destin de Loup*Ardent, entre autres vis-à-vis d'Exterminator. Un très bon épisode, qui répondra à toutes vos interrogations (sauf peut-être pour la Gegum...)

Note : 8/10

samedi 15 juillet 2017

Castlevania Lecarde Chronicle 2


Il y a de cela quelques annees etait sorti un jeu amateur nomme Lecarde Chronicle. Il s'agissait en fait d'un Castlevania a l'ancienne, oriente 100% action. Oeuvre d'un certain Mig, un Francais bourre de talent, le jeu etait assez bon, mais a mon sens vraiment trop dur. Je n'ai jamais reussi a le finir. La faute non pas aux ennemis ou aux Boss mais aux pieges/plate-formes mortelles trop nombreux et aux stages trop longs par rapport au nombre de points de sauvegarde.



Et voila qu'au printemps 2017 sort la "suite", nommee logiquement Lecarde Chronicle 2, qui prend d'une part une autre voie dans le gameplay, et qui d'autre part explose le premier opus sur tous les points. Cette fois, Mig a pris le parti de partir sur une base "Metroidvania", mais pas totalement. En fait, imaginez un Symphony of the Night (ou plutot Order of Ecclesia, car on se balade pas mal en exterieur aussi) mais avec l'impossibilite de faire du levelling, et un nombre d'objets a transporter tres limite. Bien entendu, on augmente ses limites de HP ou de coeurs, sa force, ou sa resistance tout au long du jeu, mais seulement a des moments bien precis (pour les HP, apres avoir vaincu un Boss generalement). Bref, on trouve ici un parfait equilibre entre le cote exploration des SOTN-like, et le cote action "oldschool" des premiers episodes. Vous ne pourrez pas esperer passer certains passages sans faire appel a votre unique dexterite.

Le jeu est certes assez dur par endroits mais faisable, meme si quelques passages m'ont vraiment donne du fil a retordre (generalement de longs passages de plate-formes + meduses volantes). Bizarrement, les Boss sont generalement faciles a battre.
La duree de vie est consequente. Il m'a fallu une quinzaine d'heures au compteur, mais comme on meurt assez souvent et que ce n'est pas compatibilise, la veritable duree est plus proche du double...
Lecarde Chronicle 2 est donc long, avec pas mal de secrets, assez beau, et offre de chouettes musiques (certaines sont des reprises de titres empruntees a la serie, mais la plupart ont ete composees pour le soft). Maintenant, il n'est pas exempt de defauts pour autant. Premierement l'animation est souvent un peu "raide", et on a aussi parfois du mal a s'accrocher aux anneaux lors de sequences plate-formes. Deuxiemement, on fait un peu trop d'allers-retours; je sais bien que c'est le genre qui veut  ca mais la, ca m'a parfois semble trop. Il y a bien evidemment des teleporteurs mais meme.
Enfin, comme j'en parlais plus haut, il y a quelques passages hardos. Le pire, c'est a la toute fin du jeu. On doit enchainer 5 Boss a la suite, sans possibilite de revenir en arriere pour sauvegarder ou se refaire une sante. Ou presque; apres le 1er on recupere toute sa vie (mais pas ses coeurs :( ). Les 3 suivants doivent etres combattus ENSEMBLE! Resultat quand on arrive au Boss final, on n'a plus beaucoup de coeurs (voire plus du tout, meme s'il est possible d'en regagner un peu durant l'affrontement), ni de vie. Certes, on peut transporter quelques potions de soins, mais leur nombre est tres limite, et vous les aurez probablement deja utilisees lors du combat precedent...
Dernier souci: 2-3 passages optionnels que je n'ai tout simplement pas compris auxquels acceder (et donc impossible de completer a 100%)
En resume, Lecarde Chronicle 2 est un excellent titre, mais pour joueurs a la recherche de challenge. De toutes facons, Konami semblant avoir abandonne la serie, peu de chances d'esperer un nouvel episode "officiel"... Notons d'ailleurs que l'editeur a donne son autorisation pour la diffusion du soft, donc vous pouvez le telecharger sans crainte.
Cerise sur le gateau: Alucard est present dans le jeu!